Le numérique, pas pour moi !

On peut craindre les dérives du numérique ou son influence sur l’emploi et la qualité de certains produits ou services.

Certains disent d’ailleurs être revenus du numérique, vouloir vivre déconnectés, ne plus faire confiance aux ordinateurs … d’autres considèrent qu’ils sont simplement en difficulté (« je suis nul, je n’aime pas, cela ne m’intéresse pas … ») ou dépassés par l’accélération des évolutions technologiques alors  qu’elles simplifient plutôt les usages de base.

A la recherche de sens
Prenons l’exemple des hypermarchés dans lesquels une partie importante des clients déclinent la proposition de ‘selfscan’ pour garantir l’emploi des caissières mais dont la seule adhésion à ce type de distribution, largement automatisée en amont, impose des conditions qui modifient les activités des fournisseurs, faisant la part belle aux produits des multinationales souvent peu équitables (produits mondiaux à faibles marges), peu réparables (rayons entiers de cartouches jet d’encre, de dosettes de café, de produits de médiocre qualité  ou à l’obsolescence programmée …).

Ou encore l’exemple du recours ou du retour au papier pour l’ agenda, les notes, les documents qui semble démontrer la difficulté de certains, parfois nombreux dans certains cercles ou réunions, à utiliser efficacement les outils et se défaire de la culture du fichier ou du papier au profit d’une culture de l’information.

Il est possible de limiter les usages numériques (périphériques, data) en abandonnant les smartphones … mais les nouveaux modes de consommation imposent des produits et services qui recourent, en amont et parfois discrètement, aux formes les moins nobles de la numérisation (profilage, espionnage, utilisation détournées de données, certains usages de l’intelligence artificielle, dérives provoquées par une concurrence exacerbée …).

A l’opposé, l’uberisation interroge certains modèles d’activités (taxis mais aussi distribution de repas, services chez l’habitant, prestations ponctuelles) et démontrent les difficultés pour réguler (qualité, sécurité, taxation) et garantir des emplois de qualité en adéquation avec les marchés.
Ces modèles alternatifs suppléent cependant à des services ‘traditionnels’ qui présentent un mauvais ratio qualité/prix.

Concernant les grands acteurs, quelques situations particulières comme le ballet des camionnettes Bpost ou les livraisons ‘hello fresh’ au départ du Luxembourg ou des Pays-Bas peuvent poser la question du (bon) sens et des objectifs tant qu’ils ne sont pas mis en regard de la politique d’investissement et de levée de capitaux des grands groupes.

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